Appels à candidatures disponibles

Dans le cadre de la mise en œuvre de deux projets :

  • l’initiative FIT! Action PAIJEF,
  • et le PATIP‑JF,

l’AICS Dakar accompagne la diffusion d’appels à candidatures destinés aux jeunes diplômés des 14 régions du Sénégal.

Ces appels, élaborés par le Ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et Technique (MEFPT), en collaboration avec les Dispositifs Territoriaux de Premier Emploi (DTPE), animés par les Agences Régionales de Développement (ARD), visent à favoriser l’accès des jeunes à une première expérience professionnelle formelle et décente au sein des entreprises.

Afin de faciliter l’accès à ces opportunités, veuillez trouver au lien suivant les appels à candidatures publiés dans chaque région : Cliquez ici

Des histoires qui rapprochent : le Ciné Ndogou dédié à la santé mentale et à l’inclusion fait ses débuts à Dakar

À partir d’aujourd’hui, mercredi 4 mars et jusqu’au dimanche 15 mars, débute le Ciné Ndogou, un nouveau rendez-vous culturel soutenu par la Coopération italienne. L’initiative est pensée pour apporter dans les quartiers de la capitale non seulement un film, mais aussi un moment de communauté, d’écoute et de partage, au cœur des soirées du Ramadan.

Au centre du programme figure “The Madness Coach” (L’entraîneur des fous), un film qui suit de près l’histoire de Malick Biteye, entraîneur et éducateur qui a transformé le football en un véritable geste de soin. Le récit prend forme dans les terrains de Dakar, où Malick a créé une équipe composée de personnes confrontées à des difficultés liées à la santé mentale, leur offrant un espace de confiance et de renaissance. Quelques images tournées en Italie enrichissent le film et offrent un regard plus large sur son parcours humain et professionnel, mais c’est son histoire quotidienne, ancrée dans le territoire et la communauté, qui en constitue le cœur vibrant.

Son équipe n’est pas seulement un groupe sportif : c’est un espace de dignité où chacun peut se sentir accueilli, sans étiquette. Le film en restitue l’essence avec une rare délicatesse : il ne cherche pas l’effet spectaculaire, ne fabrique pas d’héroïsme, mais montre la force des gestes simples, le regard qui comprend, la main qui soutient.

Cette histoire avait déjà ému le public lors du TEDx Fann de novembre 2025, soutenu par le Bureau AICS de Dakar. À cette occasion, le témoignage de Malick avait rouvert une conversation nécessaire sur la santé mentale, l’un des enjeux les plus urgents — et souvent les plus silencieux — de notre époque. Le sport, dans cette perspective, devient un outil d’inclusion, d’accès et de croissance partagée.

Avec Ciné Ndogou, cette conversation se déplace dans les quartiers et rencontre les communautés. Après chaque projection, des moments d’échange permettront de parler ouvertement de santé mentale, de handicap, de sport et d’inclusion, créant un espace où les questions peuvent émerger et les expériences être entendues.

Chaque projection sera également accompagnée de la traditionnelle rupture du jeûne, un geste simple et profondément symbolique, qui ouvre au partage et rapproche les personnes.

Interviendront Malick Biteye, Ibrahima Giraux (professeur et psychologue), Fatou Khouma (psychologue et experte en santé mentale et sensibilisation communautaire), favorisant un dialogue riche et participatif.

La soirée de clôture accueillera également le réalisateur Carlo Liberatore, qui partagera le parcours humain et cinématographique qui l’a conduit entre l’Italie et le Sénégal pour donner voix à cette histoire extraordinaire.

En ce mois où le partage prend un sens encore plus profond, ce premier Ciné Ndogou souhaite être plus qu’un événement : un pont entre les cultures, une invitation à regarder l’autre avec davantage d’attention et de bienveillance, une occasion de ne pas oublier l’importance de rester humains.

 

L’Italie et le Sénégal : un partenariat stratégique pour transformer les politiques d’emploi des jeunes

Après le lancement du premier épisode à Dakar, la campagne digitale visant à changer la narration sur l’emploi des jeunes au Sénégal se poursuit à Thiès.

Réalisée dans le cadre de l’Initiative Team Europe FIT ! – Action PAIJEF (Projet d’appui à l’insertion professionnelle des jeunes et des femmes formés), la campagne vise à déconstruire certains stéréotypes encore répandus sur l’emploi des jeunes et à mettre en lumière les dynamiques réelles qui caractérisent l’insertion dans le monde du travail.

L’initiative, mise en œuvre par le Ministère de l’Emploi, de la Formation professionnelle et Technique avec le soutien de la Coopération italienne à travers l’AICS, a pour objectif de renforcer le dialogue et la confiance entre les jeunes, les entreprises et les institutions, tout en valorisant l’expérience d’un premier emploi formel et décent.

Thiès, pôle de l’artisanat, de l’industrie et des services, offre un contexte représentatif pour raconter les expériences de jeunes formés et prêts à intégrer le marché du travail.

Construire la confiance et créer de réelles opportunités

La campagne promeut une meilleure valorisation des compétences des jeunes diplômés, tout en soulignant l’importance, pour les entreprises, de disposer d’outils plus efficaces pour identifier de nouveaux talents et favoriser une meilleure adéquation entre l’offre et la demande de travail.

Les résultats atteints par l’Initiative FIT ! – Action PAIJEF (septembre 2024 – juin 2025) en témoignent :
951 jeunes diplômés (issus de la formation professionnelle et des universités) ont été insérés dans environ 500 entreprises locales, dont 519 femmes et 12 personnes handicapées.

Les premiers résultats de la campagne digitale

La première vidéo, publiée en décembre dernier, a obtenu un excellent accueil : près de 30 000 vues et, surtout, un niveau très élevé d’interaction avec le public.

Les choix narratifs adoptés ont été particulièrement appréciés. La vidéo a su s’adresser directement à une tranche jeune de la population (plus de 54 % des spectateurs ont entre 25 et 34 ans), offrant un récit authentique des aspirations et des parcours, tout en contribuant à proposer une vision plus actuelle du monde du travail.

Une nouvelle vision des politiques d’emploi des jeunes au Sénégal

La seconde vidéo arrive à un moment marqué par des avancées importantes dans la révision des politiques d’emploi au Sénégal.
Ces derniers mois, les autorités ont exprimé une forte volonté politico-institutionnelle non seulement de renouveler le paradigme et la narration autour du monde du travail, en particulier celui des jeunes, mais aussi de promouvoir des actions capables de générer un impact concret sur la population.

Diagnostic national du marché du travail

Les 2 et 3 février, le Ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et Technique et l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) ont présenté un diagnostic sur le marché du travail.

L’étude a été réalisée dans le cadre du projet
« Stimuler la création d’emplois décents par l’amélioration du dispositif d’insertion des jeunes femmes et hommes et la formalisation des entreprises au Sénégal », coordonné par l’Organisation internationale du Travail (OIT) et financé par la Coopération italienne via l’AICS.

Ce document fournit des données actualisées, une analyse des besoins des entreprises, une lecture des principaux défis territoriaux et sectoriels, ainsi que des recommandations concrètes pour des politiques plus ciblées et inclusives.

Il représente une étape clé vers la validation de la nouvelle Politique Nationale de l’Emploi et vers un cadre stratégique sectoriel renouvelé, dans lequel la Coopération italienne accompagne le ministère compétent.

Recherche, évaluation d’impact et données statistiques fiables pour des politiques publiques evidence-based

Le 12 janvier 2026, le projet PRO-IMPACT a été lancé. Il est dédié aux études et évaluations d’impact visant à mesurer l’efficacité des politiques de l’emploi.
Parmi ses objectifs : renforcer les capacités d’analyse des données liées au marché du travail et intégrer l’évaluation d’impact comme outil d’orientation des politiques publiques d’emploi.

Le projet, financé également par la Coopération italienne, est coordonné par le CNR – Conseil National de la Recherche (Italie), en collaboration avec l’ANSD.

La nouvelle Convention Nationale État–Employeurs enfin réformée

Dans ce contexte, il convient de mentionner le processus en cours de réforme de la Convention Nationale État–Employeurs – première version datant de 2001 – soutenu par le ministère compétent, la Coopération italienne et l’OIT.

Cet instrument innovant pour les politiques actives de l’emploi permettra de faciliter l’accès au marché du travail pour les jeunes issus des universités et de la formation professionnelle ; d’accompagner la formalisation et la structuration des micro et petites entreprises nécessitant une meilleure professionnalisation et une performance productive plus solide.

La nouvelle Convention positionne le Sénégal comme pays leader dans la région en matière de politiques actives de l’emploi.

Pour un impact local sur l’emploi : signature des conventions entre le Ministère et les Agences Régionales de Développement

Le 12 février 2026, dans le cadre du Projet d’appui à la territorialisation des politiques d’insertion professionnelle des jeunes et des femmes, des conventions ont été signées à Dakar avec les 14 Agences Régionales de Développement (ARD).

Cette étape rend opérationnel, à l’échelle nationale, le Dispositif Territorial de Premier Emploi (DTPE), une innovation introduite par la Coopération italienne en 2020 et désormais reconnue par le ministère comme une bonne pratique consolidée.

Ce dispositif permet de développer des interventions adaptées aux besoins économiques spécifiques des différents territoires. Il favorise également une coordination plus efficace entre services, entreprises, société civile et institutions, avec pour objectif de générer un impact concret sur l’insertion professionnelle des jeunes et des femmes diplômées.

Une dynamique commune orientée vers les résultats

De la narration renouvelée sur le travail des jeunes à la nouvelle Convention État–Employeurs, en passant par l’élaboration de la nouvelle Politique Nationale de l’Emploi et la consolidation du Dispositif Territorial de Premier Emploi dans toutes les régions, émerge au Sénégal un cadre rénové de politiques d’emploi, plus coordonnées et orientées vers les résultats, soutenu par la Coopération italienne.

La collaboration entre la Coopération italienne, le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et Technique, l'Organisation National du Travail et l’International Training Center de Turin – partenaires clés des initiatives en cours – permettra l’insertion de 10 000 jeunes et femmes diplômés dans autant d’entreprises locales au cours des trois prochaines années.

Cet objectif contribuera à transformer le concept de premier emploi en une innovation essentielle pour aligner les compétences des jeunes sur les besoins des secteurs économiques prioritaires des pôles territoriaux.

La collaboration vise également à promouvoir de réelles opportunités pour les populations et à renforcer la structuration du secteur privé.

Cliquez ici pour voir la vidéo et suivez-nous sur nos canaux pour rester informés des initiatives en faveur de l’emploi au Sénégal.

Lancement de la campagne digitale FIT! Action PAIJEF : six épisodes pour déconstruire les idées reçues sur l’emploi des jeunes au Sénégal

Comment instaurer la confiance entre jeunes diplômés et entreprises ? C’est la question au cœur de la nouvelle campagne digitale FIT! Action PAIJEF, qui démarre avec six épisodes dans six régions du Sénégal, animés par l’influenceur sénégalais Cheikh Moustapha.

L’objectif est clair : déconstruire les idées reçues sur l’emploi des jeunes et mettre en lumière un enjeu crucial pour l’avenir du pays. Ce n’est pas le manque de compétences qui freine les jeunes, mais la difficulté d’accéder à une première opportunité d’emploi formel, permettant de valoriser les compétences acquises et de les transformer en moteur de développement.

Cette campagne ne se limite pas à raconter des histoires : elle vise à stimuler une réflexion collective entre jeunes, entreprises et communautés, afin de créer un dialogue ouvert et constructif. Seule cette relation de confiance permettra de transformer le premier emploi en une opportunité de croissance mutuelle, capable de générer un développement économique et social.

Pourquoi cette campagne ?

La campagne s’appuie sur les résultats concrets de l’initiative FIT! Action PAIJEF, qui, entre septembre 2024 et juin 2025, a favorisé l’insertion de 951 jeunes diplômés (519 femmes et 432 hommes), dont 12 jeunes handicapés, à travers 528 stages réalisés dans 345 entreprises réparties dans les 14 régions du pays. Le projet comprend également une composante importante : 423 jeunes ont été insérés ou ont vu leur stage converti en contrat à durée déterminée.

Cette première phase a concerné des secteurs stratégiques tels que l’agroalimentaire, le tourisme, la restauration, le commerce et les services, en créant des opportunités de stage pour des profils allant du technicien agroalimentaire au graphiste, de l’informaticien à l’assistant de direction, notamment en vue des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.

L’initiative, pilotée par le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et Technique (MEFPT) et cofinancée par l’Union européenne et l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), vise à promouvoir l’emploi formel, en insérant 3 000 jeunes et en soutenant 750 entreprises locales d’ici 2026.

Après la première étape à Dakar, la région de Thiès sera la prochaine étape de la campagne. Suivez nous sur nos réseaux sociaux et participez au débat !

Découvrez la première vidéo en cliquant ici.

 

Le pouvoir des histoires qui transforment : au TEDxFann 2025, des voix de résilience, d’inclusion et de créativité qui nous rappellent ce que signifie être humain

Dakar, 29 novembre 2025 – Il existe des événements qui ne se contentent pas de remplir une salle, mais qui ouvrent des espaces intérieurs. TEDxFann 2025 en fait partie. Au Sea Plaza de Dakar, la scène s’est transformée en un laboratoire d’idées et d’émotions, où le thème « Au cœur de l’humain » a pris vie à travers des histoires qui interrogent et inspirent.

Une invitation à regarder au-delà des barrières – physiques, culturelles, sociales – pour redécouvrir ce qui nous rend profondément humains : la capacité d’imaginer, de créer et de transformer.

Une scène qui raconte des vies, pas des slogans

Chaque intervention n’a pas été une célébration du succès, mais une réflexion sur le parcours, les contradictions et les choix qui nous définissent. Car derrière chaque idée, il y a une vie. Et derrière chaque vie, une question : Que nous apprend ce mouvement continu entre limites et force ?

Raconter pour exister

Kalista Sy, réalisatrice et entrepreneure, n’a pas parlé d’empowerment comme d’un concept abstrait.
« Quand nous racontons nos histoires, nous changeons le monde », a-t-elle affirmé. Son témoignage est un hymne à la puissance des récits : transformer les défis en opportunités sans jamais cesser de croire au pouvoir des mots.

L’éducation qui libère

Djiby Diakhaté, professeur et sociologue, a posé une question radicale :
« À quoi sert un savoir qui ne change pas la vie de celui qui le reçoit ? »
Pour lui, l’éducation n’est pas une accumulation de connaissances, mais un acte politique, un geste de libération. Construire des consciences capables de choisir et d’agir : voilà la véritable mission.

Le football comme thérapie sociale

« Quand tu entres sur le terrain, tu n’es plus ta maladie. Tu fais partie d’une équipe », explique Malick Biteye, surnommé « l’entraîneur des fous ». Son projet utilise le football comme outil thérapeutique pour les personnes atteintes de troubles mentaux. Une histoire qui redonne dignité et prouve qu’un autre regard est toujours possible.

L’échec comme possibilité

Bagoré Bathily a déconstruit le mythe du succès linéaire :
« Le succès est fait d’échecs », confie-t-il. Son intervention critique la culture qui idolâtre le résultat et ignore le processus. Le véritable capital n’est pas économique : c’est la capacité à transformer les erreurs en vision.

La force invisible des liens

Sidy Diarra n’est pas le coach que l’on imagine. Il entraîne au football… depuis son fauteuil roulant.
« Je fais ce que j’aime grâce à une famille qui a cru en moi », dit-il. Son histoire n’est pas une célébration de l’héroïsme individuel, mais une remise en question de la rhétorique de l’autosuffisance. Sidy nous rappelle que nous sommes des réseaux de liens, et sans ces liens, aucune résilience n’est possible. Son travail sur le terrain défie les stéréotypes : le football, symbole de mouvement, guidé par celui qui vit la réalité du handicap, prouve que lorsque l’on crée des conditions et des opportunités, chacun peut être acteur.

Architecture comme mémoire

Nzinga Biegueng Mboup a livré une réflexion qui dépasse le design :
« Les villes doivent être construites avec des matériaux qui respectent la terre et racontent notre histoire. Innover ne signifie pas effacer les racines », affirme-t-elle. Sa vision mêle écologie et identité : retrouver les formes ancestrales et les techniques durables pour bâtir des espaces qui dialoguent avec la nature et préservent la mémoire.

Pourquoi ces histoires comptent ?

Dans un présent dominé par le capital et la productivité, TEDxFann nous rappelle que le véritable progrès ne se résume pas à des algorithmes, mais à des relations, des idées et du partage. Chaque témoignage est une lentille qui nous oblige à voir ce que nous ignorons souvent : les limites, la complexité, la beauté de l’humain.
« Au cœur de l’humain » n’est pas un slogan : c’est un défi. Mettre la personne au centre, non comme concept, mais comme pratique quotidienne.

Le soutien de l’AICS n’a pas été seulement organisationnel : c’était un acte de co-création, un engagement pour un espace de pensée libre et de dialogue. Parce que la coopération n’est pas de l’assistanat : c’est la confiance dans le capital humain et sa capacité à générer du changement.

Et maintenant, la question est pour vous

Quelle barrière, visible ou invisible, souhaitez-vous franchir ? Quelle possibilité rêvez-vous de créer ?
Racontez-la, partagez-la, transformez-la. Parce que le changement ne naît pas de l’exception, mais de ceux qui choisissent d’agir chaque jour.

 

Entrepreneuriat et coopération : le Projet “AN KA BAARA” au cœur du Salon de l’Alliance du Sahel

Bamako, 18 - 21 novembre 2025.

La capitale malienne a accueilli le premier Salon de l’Entrepreneuriat des États de l’Alliance du Sahel (AES), un événement qui a réuni plus de 5 000 participants parmi des délégations officielles, des institutions publiques, des organisations internationales et des acteurs privés. Placé sous la haute présidence du général Assimi Goïta, Président de la Transition et de la Confédération AES, le Salon a mis en avant le thème :
« Entrepreneuriat, facteur d’intégration et de développement économique des pays de la Confédération AES ».

L’inauguration s’est déroulée en présence du Premier ministre du Mali, de plusieurs ministres, de représentants diplomatiques et d’agences des Nations Unies, confirmant la volonté des autorités de promouvoir l’entrepreneuriat comme moteur de stabilité et de développement dans un contexte régional complexe.

En raison de la récente évacuation, le personnel de l’AICS n’a pas pu participer physiquement, mais a suivi les activités à distance.

Un projet au centre de l’attention

Le stand dédié au Projet AN KA BAARA, mis en œuvre par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) à hauteur de 3,5 millions d’euros sur 30 mois, a été l’un des plus fréquentés et a reçu la visite du Premier ministre et de la ministre de l’Entrepreneuriat.

À cette occasion, l’OIT a présenté le Concours national de business plan pour jeunes entrepreneurs, qui propose un accompagnement technique, du mentorat et des opportunités de financement. L’initiative, réalisée en partenariat avec le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), a déjà recueilli 356 candidatures, renforçant la visibilité et l’impact du Salon.

Le projet se distingue par sa capacité à créer des synergies entre institutions publiques, secteur privé et organisations internationales, offrant aux jeunes non seulement un accès à des ressources financières, mais aussi un accompagnement technique personnalisé, garantissant la durabilité des initiatives.

Des résultats concrets sur le terrain

Le Salon a également permis de partager les principaux progrès du projet AN KA BAARA, qui intervient dans les filières mangue et horticulture dans les régions sud du Mali (Koulikoro, Sikasso et District de Bamako) et favorise l’emploi des jeunes. Parmi les résultats récents :

  • Certification et qualité : 250 producteurs en cours de certification Global G.A.P. ; 380 producteurs engagés dans la certification biologique.
  • Innovation agricole : expérimentation pilote d’interculture patate douce–mangue avec 40 producteurs, en vue d’exportations vers l’Europe.
  • Formation des jeunes : 50 nouveaux jeunes horticulteurs sélectionnés pour la formation ; les 47 du premier groupe ont déjà lancé leurs activités entrepreneuriales.
  • Accès aux intrants agricoles : campagne nationale sur l’utilisation de semences certifiées, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture.
  • Services d’information : le service téléphonique agricole a déjà atteint plus de 110 000 utilisateurs.
  • Évaluation à mi-parcours : en cours, avec restitution prévue avant la fin de l’année.

Un modèle de coopération pour le Sahel

Le Salon a confirmé la volonté des autorités maliennes de positionner le pays comme hub régional pour l’innovation et l’entrepreneuriat, en construisant de nouveaux réseaux de coopération et en proposant des solutions concrètes aux défis liés à l’emploi.
Dans ce cadre, le Projet AN KA BAARA s’impose comme un exemple tangible de coopération internationale capable de soutenir la jeunesse, de promouvoir l’innovation et de favoriser la formalisation des activités économiques. Sa présence au Salon démontre comment l’engagement conjoint des acteurs publics, privés et internationaux peut se traduire par des résultats concrets et des perspectives de développement inclusif pour le Mali et l’ensemble de la région sahélienne.

 

 

 

Crédit photos: OIT Abidjan

Mali : 3 000 hectares pour l’avenir. L’engagement de l’AICS dans le Projet Brigade Verte pour l’Emploi et l’Environnement (PBVE)

« Investir dans la terre, l’environnement et la jeunesse signifie construire la paix et l’avenir. Le Projet de la Brigade Verte pour l’Emploi est une démonstration concrète de cet engagement partagé. »
Giovanni Grandi, Chef de bureau AICS Dakar

Le 25 novembre 2025, à Bamako, s’est tenu le sixième et dernier Comité de pilotage du Projet Brigade Verte pour l’Emploi et l’Environnement (PBVE), une initiative présidentielle qui a su conjuguer régénération environnementale, sécurité alimentaire et promotion de l’emploi des jeunes. Cette rencontre a été l’occasion de faire le point sur une initiative qui, ces dernières années, a réussi à allier protection de l’environnement et création de nouvelles opportunités pour la jeunesse malienne.

Le Projet de la Brigade Verte pour l’Emploi et l’Environnement est né avec un objectif clair : redonner vie aux terres dégradées et lutter contre la désertification, en impliquant directement les communautés locales. Les brigades vertes, composées en grande partie de jeunes, sont engagées dans des activités de reboisement, de plantation et de gestion durable des ressources naturelles. Ainsi, le projet a non seulement contribué à la résilience environnementale, mais il est aussi devenu un moteur d’inclusion socio-économique.

Un rôle central dans ce processus est joué par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), qui a accompagné le PBVE avec un soutien technique et institutionnel constant. L’AICS a contribué au renforcement des capacités locales, favorisé le dialogue entre institutions et communautés et facilité l’intégration du projet dans les stratégies nationales de développement durable. Cet accompagnement s’est traduit par un appui opérationnel concret, garantissant la qualité des actions, la transparence des processus et la valorisation des bonnes pratiques.

Lors de ce dernier comité national, les participants ont discuté des résultats déjà obtenus, malgré les défis climatiques et sécuritaires qui touchent les régions du Sahel. L’intervention a permis la régénération de 3 000 hectares de terres, en valorisant et équipant 22 sites répartis entre les régions de Kayes et Nioro, avec un impact direct sur des milliers de jeunes, de familles vulnérables et de migrants de retour. La mise à disposition des sites par les communautés locales, officialisée par des actes validés par les autorités communales, a consolidé le processus de reconnaissance et de formalisation des droits d’usage des terres, garantissant la durabilité des actions entreprises.

Les infrastructures hydro-agricoles ont connu une avancée notable : 89 puits fonctionnels sur 100 prévus, dont plus des deux tiers déjà équipés ; 61 installations photovoltaïques installés pour alimenter les systèmes de pompage d’eau destinés aux activités agricoles et forestières ; 46 réservoirs d’eau sur les 50 prévus, couvrant presque tous les sites des régions de Kayes et Nioro. Ces réservoirs ont permis l’irrigation des terres restaurées, la plantation d’acacias pour la gomme arabique et le soutien aux coopératives de jeunes engagées dans la production agricole. Ces investissements ont rendu possible le démarrage de la production agroforestière et la valorisation des sites pilotes.

Sur le plan social et économique, le projet a mobilisé et formé 1 500 jeunes, organisés en coopératives de production. Grâce à l’approche HIMO (Haute Intensité de Main-d’Œuvre), 4 500 emplois verts ont été créés, contribuant à réduire le chômage des jeunes et à renforcer la cohésion communautaire. Les coopératives ont bénéficié de soutiens concrets, tels que des équipements et du petit matériel, permettant de lancer des activités génératrices de revenus dans divers secteurs, de l’agriculture à la transformation locale.

Du point de vue environnemental, le PBVE a initié des actions visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone, avec une perspective de réduction estimée de 300 000 tonnes de CO₂ d’ici 2030. Le choix stratégique de favoriser la plantation d’acacias pour la gomme arabique a allié dimension écologique et valorisation économique, créant de nouvelles opportunités de revenus pour les communautés rurales.

Le projet a consolidé un dispositif institutionnel, avec des comités nationaux et régionaux de direction, une unité de gestion opérationnelle et le soutien technique de l’AICS, garantissant accompagnement méthodologique, transparence administrative et renforcement des capacités locales.

Enfin, le débat s’est également porté sur les perspectives futures : élargir la couverture territoriale du projet, consolider les résultats obtenus et renforcer les partenariats avec les institutions et acteurs internationaux. Le PBVE s’affirme ainsi comme un exemple concret de coopération soutenant des parcours de développement durable, capables d’intégrer environnement, emploi et inclusion sociale.

Pour l’AICS et ses partenaires, le projet représente un modèle d’intervention démontrant que la lutte contre le changement climatique et la promotion de l’emploi des jeunes peuvent avancer ensemble, générant des bénéfices durables pour les communautés et contribuant aux objectifs mondiaux de développement durable.

Le PBVE illustre une coopération efficace entre le Mali et l’Italie, avec l’implication directe des communautés locales, des autorités communales et des structures techniques régionales. L’approche participative a facilité la mise à disposition des terres et renforcé le sentiment d’appartenance.

Crédit photos: AICS Dakar

 

 

Sénégal – Première mission technique de l’Initiative VEROUS sur la promotion de la transition énergétique au sein du système universitaire sénégalais

Dans le cadre de l’Accord entre l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) et l’Université « Gabriele d’Annunzio » de Chieti-Pescara, une première mission technique conjointe s’est déroulée du 2 au 12 novembre dernier, dédiée au lancement et au renforcement de la collaboration opérationnelle dans le cadre de l’Initiative VEROUS – Valorisation Énergétique des Résidus Organiques dans les Universités Sénégalaises.
L’initiative, financée par le Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale (MAECI) via l’AICS et mise en œuvre par l’Agence Nationale pour les Énergies Renouvelables (ANER), promeut des solutions innovantes de gestion des déchets organiques dans les universités sénégalaises grâce à l’adoption de technologies de digestion anaérobie pour la production d’énergie renouvelable.
L’objectif est de contribuer à la durabilité environnementale, à l’amélioration des services universitaires et à la réduction des émissions, tout en renforçant la recherche, l’innovation et les capacités locales.
La mission, réalisée conjointement par l’AICS – bureau de Dakar, l’ANER et l’Université d’Annunzio, a inclus un vaste itinéraire technique comprenant des visites auprès des principales institutions académiques impliquées dans l’initiative : Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), Université Amadou Mahtar Mbow (UAM) de Diamniadio, Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, École Polytechnique de Thiès, Université Alioune Diop de Bambey (UADB) en collaboration avec l’ISRA – Institut Sénégalais de Recherches Agricoles, et Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ).
Ces visites ont permis de consolider la coopération entre les partenaires et d’approfondir l’état d’avancement des activités préliminaires sur les différents sites sélectionnés. Au cours de la mission, des réunions techniques ont été organisées avec les responsables académiques et administratifs, des données utiles à la définition des solutions de valorisation énergétique à mettre en œuvre ont été collectées, et les éléments nécessaires à la préparation des spécifications techniques de l’appel d’offres international pour la fourniture et l’installation des biodigesteurs ont été discutés.
Cette mission a constitué une étape stratégique pour la mise en œuvre de l’Initiative VEROUS, en posant les bases du démarrage opérationnel des activités et en renforçant la coopération scientifique et technique entre l’AICS Dakar, l’ANER et l’Université Gabriele d’Annunzio. Grâce à ce parcours conjoint, l’initiative contribuera à diffuser des modèles durables de gestion des résidus organiques et à promouvoir la transition énergétique au sein du système universitaire sénégalais.

Crédit photos: AICS Dakar/Valentina Morini

Lancement de l’AEYA, l’Afrique-Europe Youth Academy : la jeunesse au cœur du leadership en Afrique subsaharienne

L’Afrique-Europe Youth Academy (AEYA) a été officiellement lancée le 30 septembre dernier à Dakar. Cette initiative ambitieuse vise à renforcer le leadership des jeunes dans 20 pays d’Afrique subsaharienne, en promouvant les compétences, les partenariats et les opportunités en cohérence avec les Objectifs de Développement Durable.

Financé par l’Union européenne à hauteur de 15 millions d’euros dans le cadre du programme Global Gateway Afrique-Europe, le projet est mis en œuvre par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) et Expertise France, chef de file du consortium.

Partenaires de l'initiative pour l'AICS : les universités de Turin, Pavie et l'Institut universitaire européen, ainsi que les universités Sokoine University of Agriculture (Tanzanie), Arba Minch University (Éthiopie) et Université Joseph Ki-Zerbo (Burkina Faso).

L’AEYA repose sur une conviction simple mais puissante : les jeunes ne sont pas seulement l’avenir, ils sont aussi le présent. Grâce à leur énergie, leur créativité et leur vision, ils peuvent apporter des solutions concrètes aux défis sociaux, économiques et environnementaux actuels. L’initiative vise à transformer ce potentiel en moteur de changement, en fournissant aux jeunes les outils nécessaires pour devenir des acteurs du changement, non seulement dans leurs pays, mais aussi dans le dialogue entre l’Afrique et l’Europe. C’est un investissement fondé sur la confiance, les compétences et la vision des nouvelles générations.

La structure s’articule autour de trois piliers complémentaires : Unlock, libérer le potentiel des jeunes à travers des espaces conçus et gérés par eux-mêmes ; Amplify : renforcer la voix des jeunes leaders, en particulier des femmes, grâce à des formations, un accompagnement personnalisé et un soutien concret à leurs projets ; Connect : créer des réseaux entre les jeunes, les institutions, les communautés et les partenaires européens, afin de bâtir des connexions solides et durables.

Le rôle de l’AICS est central pour garantir que ces piliers se traduisent par des résultats tangibles, grâce à une collaboration étroite avec les institutions locales, les associations de jeunesse, les universités et la société civile.

Avec l’AEYA, une nouvelle opportunité s’ouvre pour valoriser l’approche italienne de la coopération, en l’intégrant dans une vision européenne partagée et inscrite dans le cadre du Global Gateway. Une occasion de renforcer la contribution italienne à la coopération déléguée de l’Union européenne et de promouvoir un dialogue plus structuré entre l’Italie, l’Europe et l’Afrique.

Crédit photos: AICS Dakar/Chiara Barison

La Coopération Italienne présente à l’Africa Food Systems Forum à Diamniadio, au Sénégal

L'Africa Food Systems Forum 2025, un important rendez-vous entre les leaders des secteurs public et privé, les décideurs politiques, les chercheurs, les partenaires de développement et les jeunes engagés dans la transformation des systèmes alimentaires à travers le continent, grâce à des investissements, à l'innovation et à des politiques inclusives, s'est achevé la semaine dernière.

L'événement de cette année, axé sur le thème « La jeunesse africaine : à la pointe de la collaboration, de l'innovation et de la mise en œuvre de la transformation des systèmes agroalimentaires », a attiré un large public.

L'Italie s'est distinguée par sa présence avec un stand qui a réuni, sous la coordination de l'Ambassade d'Italie à Dakar, l'Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), l'Italian Trade Agency et Cassa Depositi e Prestiti, offrant ainsi un espace d'échange, de dialogue et de connaissance sur l'engagement de l'Italie dans la région.

Un engagement également renforcé par la mission à Dakar du Ministre de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et des Forêts, M. Francesco Lollobrigida, qui a représenté l'Italie au Forum et a eu d'importantes réunions bilatérales avec les autorités sénégalaises, d'autres pays africains et des organisations internationales.

Le ministre Lollobrigida a visité le stand Italie et s'est entretenu avec les experts agronomes du siège de l'AICS à Dakar, qui ont pu présenter les projets agricoles financés par la Coopération italienne au Sénégal, notamment le PAPSEN, Programme d'appui au Programme national d'investissement agricole - Sénégal ; le PAIS, Programme agricole Italie - Sénégal ; le PAFISEM, Projet d'appui au développement des filières semencières dans le bassin du fleuve Sénégal et le PIESAN, projet d'intensification éco soutenable de l'agriculture dans les Niayes.

À travers ces projets, la Coopération Italienne promeut une agriculture durable et résiliente, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et au développement rural des populations. Cela s'inscrit dans le cadre d'une stratégie d'intervention globale qui vise un développement inclusif grâce à une approche participative et multi acteurs, en collaborant avec les gouvernements locaux, les organisations internationales, les ONG, les entreprises et les associations de la diaspora, en favorisant les partenariats public privé avec le Système Italie et d'autres acteurs afin de garantir des interventions durables et à fort impact, toujours dans une perspective de développement partagé.

Crédit photo: Ambassade d'Italie à Dakar/Badara Preira

Crédit photo: Ambassade d'Italie à Dakar/Badara Preira

Crédit photo: Ambassade d'Italie à Dakar/Badara Preira

Crédit photo: AICS Dakar/Chiara Barison